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Vieux 15/06/2009
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Science: dans une série de cas cliniques, le THC a amélioré les symptômes de la SCHIZOPHRéNIE de quelques patients


Les scientifiques du Centre de psychiatrie de Rockland à Orangeburg, New York, ont noté une amélioration des symptômes de la SCHIZOPHRéNIE de quatre de leurs patients qui recevaient du THC (dronabinol) par voie orale. L’étude a débuté après qu’il ait été observé une amélioration significative pour l’un des malades. Les chercheurs ont alors constaté que 3 des 5 patients, qui souffraient d’une SCHIZOPHRéNIE sévère, chronique et qui étaient réfractaires aux traitements, décrivaient une amélioration par l’usage du cannabis. Leur état a été amélioré aussi avec du THC. Les chercheurs n’avaient sélectionné que des patients sévèrement atteints et dont les améliorations possibles l’emportaient sur le risque. En fonction des critères, 5 patients sur 200, souffrants de psychoses chroniques furent sélectionnés. Il leur fut administré 2,5 mg de dronabinol 2 fois par jour, puis 5mg, 2 fois par jour la semaine suivante, et 10 mg, 2 fois par jour la troisième semaine.
Il n’a été observé aucun effet indésirable. Il a fallu 8 semaines de traitement pour qu’un des patients note une amélioration, alors que les autres ont réagi dans un délai plus court. Les chercheurs ont noté « que cette amélioration constitue une réduction des symptômes psychotiques principaux sur 3 des 4 patients, et non pas seulement un effet calmant général. » Les résultats sembleraient montrer que « le rôle des cannabinoïdes dans le traitement des psychoses est plus complexe qu’il ne le semblait jusqu’à présent et qu’il ouvre des perspectives pour le traitement de la SCHIZOPHRéNIE. »
(Source: Schwarcz G, Karajgi B, McCarthy R. Synthetic delta-9-tetrahydrocannabinol (dronabinol) c peut améliorer les symptomes de la SCHIZOPHRéNIE . J Clin Psychopharmacol 2009;29(3):255-8.)


Science : Le nombre des nouveaux cas de schizophrénie au Royaume-Uni ne justifie pas l’hypothèse selon laquelle l’usage du cannabis accroîtrait le risque de schizophrénie

Selon la recherche de scientifiques à l’université de Keele dans le Staffordshire, au Royaume-Uni, le nombre de cas de schizophrénie diagnostiqués dans les années 1996 à 2005, ne soutient pas l’hypothèse selon laquelle la consommation de cannabis augmente le risque de développement de la schizophrénie ou d’une psychose. Une analyse d’informations issues de 183 consultations de médecin d’Angleterre, du Pays de Galle, d’Écosse et d’Irlande du Nord a été réalisée pour cette étude. L’étude couvre annuellement une moyenne de 600 000 malades, représentant approximativement 2.3% de la population du Royaume-Uni âgée de 16 à 44 ans. Entre 1996 et 2005, les cas de schizophrénie et de psychose ont été stables ou en baisse.

Une étude récemment publiée stipule que la consommation de cannabis a été multipliée par quatre entre 1972 et 2002, et par 18 pour les jeunes de moins de 18 ans. Comme le suggère une autre étude, si le risque de schizophrénie est multiplié par 1.8 parmi les consommateurs légers, et par 3.1 pour de plus gros consommateurs, en acceptant un risque plus élevé pendant 20 ans, on aurait dû constater une augmentation de 29% de l’incidence de la schizophrénie, entre 1996 et 2005. Les chercheurs ont conclu que «
cette étude ne permet pas de lier le cannabis à la schizophrénie et aux psychoses», et que
«
les facteurs sous- jacents de la schizophrénie et des psychoses restent stables, voire en baisse durant la période de l’étude.
»


(Source
: Frisher M, Crome I, Martino O, Croft P. Assessing the impact of cannabis use on trends in diagnosed schizophrenia in the United Kingdom from 19996 to 2005. Schizophr Res. 2009 Jun 26.

[publication électronique avant impression])

Dernière modification par Alex J. ; 11/07/2009 à 21h23.
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